
BIO
Vincho Nchogu est une conteuse multimédia et archiviste numérique des Indigenous Knowledge Systems du Kenya. Nchogu s’est fait connaître en 2017 en tant que productrice de Gabriel and the Mountain, un biopic brésilien présenté en première à la Semaine de la Critique du Festival de Cannes, où il a remporté deux prix. Auparavant, elle avait produit le segment consacré à l’Afrique de l’Est et à l’Afrique centrale de la série Future Express (NCVR), réalisée par Rob Hoff.
Elle a produit de nombreux documentaires internationaux, notamment le court-métrage documentaire d’Uzo Aduba (Orange is the New Black) pour Love Vote, aux États-Unis. Elle est également réalisatrice d’African Knowledge Systems, une série de courts-métrages documentaires accessible sur YouTube. En 2021, son podcast d’investigation Case Number Zero est devenu le podcast consacré au crime le plus écouté au Kenya. Nchogu réalise et produit actuellement KEDONG (à un stade avancé de développement), un thriller sur le braconnage au Kenya, au Nigeria et aux États-Unis. Nchogu est membre du Film Independent Producing.
En 2025, elle a réalisé One Woman One Bra, présenté en première à la 82e édition de la Mostra di Venezia. Peu après, le film a reçu le prix Sutherland du premier long-métrage de fiction au BFI London Film Festival, avant de remporter de nombreuses autres distinctions et de rencontrer un succès critique et public.
FILMOGRAPHIE
One Woman One Bra (2025). Long-métrage de fiction (80’).
The Resurrection (2009). Court-métrage de fiction (10’).
DÉCLARATIONS
Mon parcours de réalisatrice a commencé par la réalisation de films de propagande pour une ONG, où j’ai été témoin, à de nombreuses reprises, de la manière dont les gens devaient taire leurs histoires personnelles pour se conformer au « mythe du salut » de l’organisation. Le documentaire viral KONY 2012 a marqué un tournant dans mon parcours. Il a récolté 30 millions de dollars, mais m’a amenée à m’interroger sur son impact réel sur les enfants concernés.
Mon premier long-métrage de fiction, One Woman One Bra, explore les tensions qui surgissent entre l’ambition personnelle, la réappropriation culturelle et les dilemmes éthiques. Je suis très reconnaissante du soutien reçu du Venice Biennale College, qui m’a permis de raconter l’histoire d’une femme qui lutte pour être reconnue bien qu’elle n’ait ni famille, ni mari, ni enfants. Le film pose la question de savoir quelle est l’identité d’une femme lorsqu’elle n’est ni mère, ni fille, ni épouse. Ce qui avait commencé comme un commentaire politique est devenu un récit féministe.
J’ai rencontré Amos Leuka par l’intermédiaire de mon directeur de casting. Non seulement il m’a accueillie à bras ouverts pour tourner dans son village de Nkosesia, à Loita, mais il a également réuni les femmes d’une troupe de théâtre communautaire itinérante pour le casting. Après des mois de recherches, nous avons trouvé le lieu de tournage, la distribution principale et la communauté en un seul week-end. Mon producteur, mon chef décorateur, mon directeur de la photographie et moi-même avons fait des allers-retours entre Nairobi et Loita pendant plusieurs semaines afin de préparer toute la production.
La distribution et l’équipe de production sont véritablement diverses, 70 % de leurs membres étant originaires de Nkosesia, ce dont je suis immensément reconnaissante. Je suis émue à l’idée de penser à tous les publics qui pourront découvrir ce film, créé avec soin et dévouement par une distribution et une équipe incroyablement talentueuses. Le public embarquera pour un voyage aux côtés d’une femme qui lutte pour son foyer et son identité, entourée des sons et des paysages vibrants d’un village situé à la frontière entre le Kenya et la Tanzanie.

