AKINOLA DAVIES JR.

BIO

Akinola Davies est un réalisateur, scénariste et artiste vidéo multidisciplinaire britanno-nigérian. Son travail traverse les frontières nationales pour explorer des thèmes tels que la communauté, la race, la spiritualité, l’identité et le genre, en racontant des histoires qui créent des ponts entre les générations et les communautés.

Son court-métrage Lizard a été présenté en première au Sundance Film Festival en 2020 (Grand Prix du Jury), puis au London Film Festival. Akinola a été sélectionné pour le Berlinale Talents 2020 Collective et choisi par Screen Daily comme l’une de ses « Stars of Tomorrow ».

Akinola est devenu un créatif très sollicité dans l’industrie de la mode, travaillant avec des marques telles que Gucci, Acne Studios, COS, Moncler, Kenzo, Mulberry et Louis Vuitton sur de nombreux projets créatifs, devant comme derrière la caméra. Outre son travail dans le cinéma de fiction et la mode, Akinola a réalisé des clips musicaux pour des artistes tels que Neneh Cherry, Kae Tempest et Blood Orange.

 

FILMOGRAPHIE

My Father’s Shadow (2025). Long-métrage de fiction (94’).
Foresight (2021). Mini-série télévisée (1 épisode).
Gucci: Gift 2020 (2020). Court-métrage publicitaire (1’17’’).
Lizard (2020). Court-métrage de fiction (18’).
Hillu (2020). Court-métrage de fiction (12’). Coréalisé.
Black to Life (2019). Série télévisée (1 épisode).
One Day Go Be One Day (2019). Court-métrage de fiction.
Contactless (2018). Court-métrage de fiction.
Amodou et Mariam – Bofou Safou (2018). Vidéo officielle.
Marks of Worship (2016). Court-métrage de fiction.

DÉCLARATIONS

Les jours où j’ai écrit le scénario de My Father’s Shadow avec mon frère Wale ont été vraiment particuliers. Même si nous travaillons tous les deux dans l’industrie du cinéma, l’idée de faire un film nous paraissait insensée. Je nous obligeais à partir ensemble en « mini-vacances » pour nous concentrer sur l’écriture. (…) Aucun de nous deux n’a reçu de formation technique en écriture de scénario, alors nous lancions des idées et en discutions. Nous regardions des photos, des films et écoutions des chansons pour nous inspirer.

Nous savions que nous allions y intégrer notre propre douleur. Dans le film, il est beaucoup question d’éducation ; surtout de l’éducation paternelle. L’absence d’une figure paternelle a été une expérience importante pour nous deux. Malgré cela, nous avons décidé de faire un film qui tourne autour du père (…) même si notre mère est, sans aucun doute, la personne la plus importante de nos vies.

Folarin représente l’archétype de l’homme et du père nigérian : quelqu’un de charismatique et de charmant, qui travaille très dur et possède un sens aigu de l’obligation envers sa famille. Folarin affiche une apparence de force, mais intérieurement, il est probablement très sensible et émotif. (…) Folarin essaie d’exercer sa masculinité d’une certaine manière, mais continue de se heurter à des obstacles.

J’ai quitté le Nigeria lorsque j’avais 12 ou 13 ans et, parce que je suis parti à cet âge, je l’idéalise. L’image de ce Nigeria m’accompagne toujours, alors je veux satisfaire l’adolescent que j’étais. Sur le plan cinématographique, l’enfance vous donne la permission de rêver et de faire un drame surnaturel. Le regard de l’enfance permet de créer des vignettes oniriques, car les enfants sont curieux de tout.