YASSER SHAFIEY

BIO

Yasser Shafiey est un réalisateur égyptien diplômé de la Faculté des arts appliqués en 2006. Il commence sa carrière comme créateur de bijoux avant de se reconvertir dans le cinéma. Sa passion pour le 7e art l’amène à étudier à l’Académie des arts et à l’École jésuite de cinéma du Caire.

Il a écrit et réalisé trois courts-métrages de fiction, tous sélectionnés dans des festivals internationaux : Dream of a Scene (2014), The Man Who Swallowed the Radio (2020) et Intense Practice to Improve Performance (2018), présenté en première au Festival international du film du Caire et récompensé par plusieurs prix, dont le Prix Cervantes au MedFilm Festival de Rome et le Prix de la meilleure comédie au Festival du film indépendant de Rome.

Complaint no. 713317 marque ses débuts dans la réalisation de longs-métrages et sera présenté en première nationale à AFRIKALDIA 2026.

FILMOGRAPHIE

Complaint No. 713317 (2025). Long-métrage de fiction (81’).
The Man Who Swallowed the Radio (2020). Court-métrage de fiction (15’).
Intense Practice to Improve Performance (2018). Court-métrage de fiction (18’).
Helm Ek Mash-had (Dream of a Scene, 2014). Court-métrage de fiction (23’).

DÉCLARATIONS

Tout commence par un réfrigérateur en panne. Un couple de la classe moyenne, dans la soixantaine, qui mène une vie tranquille, essaie de le faire réparer. S’ensuivent des appels téléphoniques, des retards, des promesses vides, le silence. Ce qui semble être une simple réparation d’un appareil électroménager se transforme en quelque chose de bien plus douloureux : une lutte pour préserver leur dignité face à un système qui s’acharne à la leur enlever.

Au fond, le film parle de l’« Al Qahr », un mot qui n’a pas de traduction dans d’autres langues. Ce n’est pas exactement de l’injustice. Ni de l’oppression. C’est quelque chose de plus profond et de plus intense ; quelque chose que nous connaissons intimement dans cette partie du monde. L’Al Qahr est le poids émotionnel, psychologique et social qu’entraîne la négation de nos droits les plus fondamentaux – silencieusement, quotidiennement, sans fin – jusqu’à devenir un mode de vie. Cela signifie que rien ne fonctionne, que personne ne vous écoute et que vous devez faire face à tout cela sans aide.

C’est un film silencieux. Comme l’Al Qahr. Il n’explose pas toujours. Il s’appuie sur le silence, les retards, l’indifférence. Il est visible dans la résignation sur le visage des gens. Dans la manière dont ils cessent d’espérer quelque chose de meilleur. Ce film n’est pas une histoire de réfrigérateur. Il parle de ce avec quoi – ou sans quoi – nous avons appris à vivre.