
BIO
Sarah Goher est une scénariste et productrice égypto-américaine, née et élevée dans le South Bronx. Ancienne élève de NYU Tisch et de la Nightingale Bamford School, Sarah a travaillé sur Cairo 678 (2010), Clash (2016), Amira (2021) et la série Moon Knight (2022) de Marvel Studios. Happy Birthday marque ses débuts en tant que réalisatrice de fiction. Le film a été présenté en première au Festival de Tribeca 2025 à New York, où il a remporté trois prix : meilleur long-métrage international, meilleur scénario international et le prix Nora Ephron récompensant une cinéaste remarquable.
FILMOGRAPHIE
Happy Birthday (2025). Long-métrage de fiction (91’). – Réalisatrice.
Moon Knight (2022). Mini-série télévisée (6 épisodes de 50’ chacun). – Consultante à la production.
Amira (2021). Long-métrage de fiction (98’). – Productrice.
Clash (2016). Long-métrage de fiction (97’). – Productrice créative.
Cairo 678 (2010). Long-métrage de fiction (100’). – Productrice.
DÉCLARATIONS
Je voulais faire ce film… parce qu’elle s’appelait Sahar. C’était la seule fille de mon âge dans la maison de ma grand-mère au Caire, où je passais mes étés loin de New York. Je savais à peine parler arabe et elle ne parlait pas anglais, mais cela n’a jamais été un obstacle à nos innombrables mésaventures. Le fait qu’elle soit la servante de ma grand-mère était une observation à laquelle, enfant, je n’accordais aucune importance. Pire encore, tout le monde acceptait sa présence comme si elle était tout à fait normale. On félicitait même ma grand-mère de l’avoir accueillie, lui évitant ainsi une réalité et un travail bien plus durs, et je ne sais quoi encore… Mais à mesure que nous apprenions à mieux nous connaître, je me suis rendu compte des immenses sentiments qui se cachaient dans ce petit corps que personne ne semblait remarquer ; de son sentiment complexe d’identité, suspendu dans les limbes entre deux mondes cruels et si différents. Sahar a énormément inspiré cette histoire ainsi que le développement du personnage de Toha.
Le terme « enfant domestique » devrait nous faire frémir, en suscitant un malaise viscéral et une profonde indignation. Des mineurs comme Toha vivent au sein d’une hiérarchie sociale inflexible – une structure qui offre de rares possibilités de mobilité tout en favorisant une interdépendance brutale et des tensions entre la classe supérieure et les classes populaires. C’est dans cette dynamique tendue que se déroule l’histoire de Toha. Le film explore les complexités de ses émotions tandis que Toha tente sans relâche de parvenir à réaliser un souhait fantastique, mais compréhensible pour tout être humain.
Le travail des enfants est illégal et puni par la loi en Égypte. Selon l’UNICEF, plus de 160 millions de mineurs sont aujourd’hui astreints au travail des enfants dans le monde. Ce chiffre ne reflète pas toutes les Tohas qui passent entre les mailles du filet sous de faux prétextes de bonne volonté dissimulant le classisme.

