ACHILLE RONAIMOU

BIO

Adoumbaye Ronaimou (également connu sous le nom d’Achille Ronaimou, N’Djamena, 1978) est un réalisateur, scénariste et producteur tchadien, et l’une des voix émergentes du cinéma africain contemporain. Son travail comprend des œuvres de fiction et des documentaires, dans lesquels il explore les réalités sociales, les injustices et, plus généralement, l’expérience humaine au sein de la société tchadienne.

Actif depuis le début des années 2010, ses films ont été projetés dans des festivals internationaux, notamment au FESPACO, le plus grand festival de cinéma africain du continent. Parmi ses courts-métrages et documentaires socialement engagés figurent 8 Mars (2019), sélectionné dans la section officielle du festival Cinémas d’Afrique de Lausanne, Kadbor (2014), Mineurs en prison (2013) et Kanoun (2012). Il a également réalisé la série télévisée Le Chômeur (2011).

Son premier long-métrage de fiction, Diya (2025, première nationale à AFRIKALDIA), a été présenté en première mondiale au TIFF et a bénéficié d’une importante reconnaissance internationale, devenant ainsi une œuvre marquante du cinéma tchadien et faisant de Ronaimou un réalisateur dont la présence sur la scène internationale ne cesse de croître.

 

FILMOGRAPHIE

Diya (2025). Long-métrage de fiction (96’).
8 Mars (2019). Court-métrage de fiction (10’).
Kadbor (2014). Court-métrage de fiction (26’).
Mineurs en prison (2013). Court-métrage documentaire (16’).
Kanoun (2012). Court-métrage documentaire (13’).
Le Chômeur (2011). Série télévisée.

DÉCLARATIONS

Diya est avant tout une histoire de géographie et appartenance religieuse. Le décor et les vêtements sont des personnages à part entière. Après la guerre civile de 1979 au Tchad, qui opposa les chrétiens du Sud aux musulmans du Nord, la population est restée divisée et dispersée en fonction de ses appartenances géographiques et religieuses.

Aujourd’hui encore, il existe à N’Djamena des quartiers du nord où résident des musulmans, caractérisés par l’austérité religieuse, où l’on peut entendre les appels du muezzin pour les prières quotidiennes de 5 heures du matin. Les femmes portent le voile et sont couvertes de la tête aux pieds, tandis que les hommes sont vêtus de longs boubous.

Cependant, dans les quartiers du sud où vivent les chrétiens, on trouve des bars, des boîtes de nuit et des églises, et l’on peut voir dans les rues des hommes et des femmes vêtus à l’occidentale se promener tranquillement. On ne peut parler de Diya sans faire référence à ces détails si importants.